Laura, retour sur son UTB

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« Finisher » de sa partie de relais: 57 km en 10h27’44 ». 1° participation.

Florie ma coéquipière à souffert du genou et à donc décidé de s’arrêter, une très sage décision que j’admire .

Je suis donc partit, du Plan de la Lai, sans pression avec dans l’esprit de profiter des paysages et d’essayer de regagner Queige avec la meilleur gestion de course possible.

Nous étions 4 filles dont le premier relayeur avait abandonné, nous sommes donc parties ensembles 2H après le passage du premier. Nous avons pu échanger quelques mots avant de partir, elles m’avaient reconnus du « portrait de coureurs » et m’ont demandé à combien j’estimais mon temps de course. Je n’en avais aucune idée. Je ne pouvais m’empêcher de regarder les autres coureurs, ils avaient l’air tellement fort ! Cette comparaison me rendait terriblement stressée. 

 

A peine partie je regarde ma montre, le premier kilomètre s’était affiché et je me suis dit : ah il en reste 56 km ! Puis je suis « rentrée » dans la course et je n’ai plus trop prêté attention au kilométrage. J’ai contemplé le paysage, tellement, que j’ai manqué de finir par terre un bon nombre de fois ! 

J’avais peur de me lasser et de perdre ma forte motivation, mais le parcours était très varié et très joli du début à la fin.

 

Durant les 40 premiers kilomètres je n’ai vu personne, cette solitude de course je ne l’avais jamais connu car sur des distances courtes ça n’arrive pas. Cela m’a permis de courir à mon rythme sans vouloir suivre quelqu’un comme j’ai l’habitude de faire et de finir dans le rouge ! 

Ce sentiment de liberté, d’évasion était très agréable.

UTB 2014 Magdinier (14) - Copie

Au moment où je me suis sentit faiblir j’ai été rattrapé par Loïc, coureur de l’Ultra Tour du Beaufortain intégral qui avait encore bien la forme! A ma grande surprise il n’a pas tracé tout droit mais m’a échangé un regard et quelques mots. Nous avons discuté de tout pendant un bon moment comme si on se connaissais déjà, sa compagnie a été un super soutient mental. Je courais à ses côtés sans me poser la question de marcher pour faire une pause. 

 

Nous avons ensuite attaqué la descente sur Queige avec la lumière de nos frontales. Je me sentais bien, j’avais retrouvé un peu de jus, je n’avais pas mal aux jambes. C’était la fin et la descente c’est plutôt mon élément alors j’ai déroulé laissant Loïc derrière. Quelques km plus loin une douleur côté externe du genou me fit ralentir, celle-ci devient tellement forte que j’ai finis par marcher. Loïc me rattrapa me demandant si je voulais qu’il m’attende. C’est là que je me suis rendu compte que sur ces courses longues ce n’est pas la même mentalité de course ! Lorsque l’on partage la même difficulté physique on peut créer des liens différents, que l’on ne retrouve pas dans la vie courante.

 

J’ai regagné la ligne d’arrivé en marchant tant bien que mal. Une fois la ligne franchit, je crois que je n’en revenais pas d’être arrivée. Pour mon plus grand plaisir, j’ai retrouvé Florie qui m’avait embarqué dans cette aventure !

Pour une fois je crois que j’étais contente de moi, une sensation d’achèvement.  Fred GOSSIN et Cie (346)

Je n’ai pas eu mal aux jambes durant la course je me suis seulement sentit avec un peu moins d’énergie à certains moments. J’avais une grande conviction et c’est celle-ci qui m’a porté. Mon voyage à travers le Beaufortain aura duré 10H30 d’effort alors que j’avais l’impression d’être partit depuis 5 H ! J’ai trouvé dans cette course l’effort mental et physique qui me correspondait, ni trop dure ni trop facile.

Faire son bout de chemin par ses propres moyens je trouve ça magique.

 

1H après l’Ultra Tour du Beaufortain je suis directement rentré chez moi (Loire 42 ), j’ai dû arriver vers 4H du matin, j’ai mis mon réveil pour aller travailler le lendemain au parc accrobranche mais coup de chance il pleuvait ce jour là ! 

 

Je n’avais personnes pour m’assister aux ravitaillements mais j’ai rencontré des bénévoles extras qui étaient là pour moi. 

J’ai adorée ce format de course, j’aimerai donc me spécialiser sur cette distance de course. 

Aujourd’hui j’ai soigné ma tendinite au genou ( syndrôme de l’essui glace ) mais je ne peux toujours pas courir ( syndrôme rotulien ). Etant toujours blessée je ne me suis pas fixé de nouvelle course même si j’ai pleins d’idées en tête ( OCC, trail des Ecrins,.. ). 

Pour moi courir la course est un moyen de découvrir donc pour le moment je ne suis pas dans l’optique de refaire une course que j’ai déjà faite. Je préfère garder la surprise, à vrai dire. C’est aussi cet effet de surprise qui dope ma motivation pour continuer. Puis il y a tellement de belles courses à faire ! 

J’avoue quand même que j’ai adoré l’Ultra Tour du Beaufortain alors peut être que je reviendrai pour voir la première partie. 

 

Je remercie les bénévoles et les organisateurs pour m’avoir permis de vivre cette aventure ! 

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